jeudi 3 juillet 2008

La parole du jour

Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin d'être guéris. La prière fervente d'une personne juste a une grande efficacité. (Jc 5,16)
***
Trop souvent, les gens gardent de la rancune envers un tel ou un autre. Ou un autre est plein de remords en pensant au mal qu'il a fait à un tel ou à un autre. Si seulement on prenait la peine de s'avouer humain, au lieu de se prendre pour un dieu plein de hargne ou un diable plein de perfidie, peut-être pourrions-nous dès lors admettre nos fautes.

Se parler des sentiments les plus profonds peut soulager les âmes de plusieurs pensées négatives; c'est presqu'un fait reconnu, les pensées négatives engendrent la maladie. Donc, quand quelqu'un vient vous confesser des péchés qu'il a commis envers vous, ne vous enflez surtout pas de colère: votre métabolisme mute, votre pression sanguine augmente et votre coeur s'abîme.

Prenez cette confession comme un cadeau, car vous voilà instruit de quelque chose que vous ignoriez. Et si vous le saviez déjà, alors pardonnez; vous vous libérerez des soucis éventuels liés à ce propos.
***
Ô mon Dieu, permets-moi d'avoir la force de confessez tous mes péchés et manquements. Je veux être exempt de tout mal lorsque je me présenterai devant toi lors du Jugement Dernier.
***

Je confesse à Dieu

Je confesse à Dieu tout-puissant,
je reconnais devant mes frères,
que j'ai péché
en pensée, en parole,
par action et par omission

oui, j'ai vraiment péché.
C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Acte de contrition

Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé
parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable,
et que le péché vous déplaît.
Je prends la ferme résolution,
avec le secours de votre sainte grâce
de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

***

En effet, si vous pardonnez aux autres le mal qu'ils vous ont fait, votre Père qui est au ciel vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux autres, votre Père ne vous pardonnera pas non plus le mal que vous avez fait. (Mt 6,14-15)

Le saint du jour

Saint Thomas

Saint Thomas est l'un des douze apôtres accompagnant Jésus. Son nom signifie jumeau en araméen, tout comme son surnom Didyme, qui en est la traduction grecque.

Thomas symbolise le doute. Attribut : équerre d’architecte. Évangélisateur des Indes, c’est pour avoir construit un palais pour un roi que Thomas est représenté avec une équerre d’architecte. Parfois, il est représenté avec la lance qui fut l’instrument de sa mise à mort.

Dans l'Évangile selon saint Jean, Thomas ne crut pas à la Résurrection avant d'avoir vu les marques de la Crucifixion. « Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d'eux, et dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jn 20, 24-29).

Selon le texte apocryphe des Actes de Thomas, l'apôtre partit évangéliser l'Inde, et arriva à Cranganore au Kerala à la fin de l'an 52, où s'était implantée une colonie juive depuis le VIe siècle av. J.-C. Il tenta d'évangéliser les Hébreux, mais il eut plus de succès auprès des autochtones, et baptisa de nombreuses personnes de la haute caste et de la famille royale, qui formèrent le noyau de la première communauté chrétienne des Indes. Il fonda au total sept Églises dans le Kerala. En l'an 72, il fut arrêté alors qu'il priait dans une grotte de montagne à Mylapore près de Madras, et tué, transpercé par une lance. Ses reliques, d'abord vénérées au monastère de Mylapore, furent transférées, en l'an 394, dans la cité d'Édesse en Asie Mineure.

D'après la Légende dorée, saint Thomas fut envoyé par le Seigneur en Inde où il construisit pour le roi un superbe palais. Durant l'absence de ce dernier, il prêcha et donna aux pauvres un trésor que le roi lui avait confié. Celui-ci, à son retour, le fit jeter en prison et le condamna à être écorché et brûlé, mais l'apôtre fut libéré après la résurrection du frère du roi, mort peu avant. Saint Thomas partit alors pour l'Inde supérieure, où il fit de nombreux miracles et convertit même des femmes de la famille royale. Le roi de la région le força alors à adorer une idole, mais lui, continuant de vénérer le Christ, ordonna au démon présent dans l'idole de partir, et celle-ci fondit comme de la cire. Le grand prêtre le transperça alors de son épée alors pour venger l'insulte faite à son dieu.

À noter aussi la légende de la Sainte-Ceinture, obtenue par saint Thomas de la Vierge devant son incrédulité sur son Assomption.

On a découvert en 1945 à Nag Hammadi, parmi cinquante-trois manuscrits coptes datant du IVe siècle qui constituaient une bibliothèque gnostique, un recueil de « paroles secrètes » de Jésus dont n'étaient connus auparavant que des fragments d'un original grec et dont la rédaction est attribuée à Thomas.

***

Saint Thomas, tu as cru parce que tu as vu. Quelle grâce as-tu reçu? Heureux ceux qui ont cru et qui n'ont point vu. Mais combien j'aimerais te voir, Seigneur, de chair et d'os, pour corroborer tout ce que je sais de toi.

mercredi 2 juillet 2008

La parole du jour

Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance ? Qu'il prie. Quelqu'un est-il heureux ? Qu'il chante des louanges. L'un de vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Église ; ceux-ci prieront pour lui et verseront quelques gouttes d'huile sur sa tête au nom du Seigneur. Une telle prière, faite avec foi, sauvera le malade : le Seigneur le remettra debout, et les péchés qu'il a commis lui seront pardonnés. (Jc 5,13-15)
***
Plusieurs doutent de la puissance de la prière. Lorsque je suis triste, il me suffit de réciter quelques prières et me voilà tout réconforté. Lorsque je suis de bonne humeur, je n'ai qu'à chanter des hymnes à la gloire de Dieu et voilà que ma joie surabonde. Lorsque je suis malade, je n'ai qu'à solliciter l'aide du Seigneur et mon malaise disparaît beaucoup plus rapidement.

J'ai même entendu, de mes propres oreilles, des témoignages de chrétiens qui ont vaincu de sérieuses affections: des os qui ont repoussé, des tumeurs qui ont régressé, des cancers qui ont disparus, des artères bloquées qui se sont soudainement décoincées, etc. On a vu des radiographies prises avant et après les guérisons. Tous ces miracles ont été racontés dans mes cours de sciences religieuses par des pèlerins de l'Ermitage Saint-Antoine du Lac-Bouchette.

Le spectaculaire fait certes impression, mais ce que je retiens du pouvoir de la prière c'est qu'elle me met dans une attitude de confiance et de joie. J'obtiens une paix intérieure que les persécutions mêmes ne pourraient troubler. J'accède presqu'à une union surnaturelle avec Dieu (cela est rare mais ça m'arrive). En résumé, lorsque je prie, j'entre dans la dimension du Christ: j'acquiers sérénité, paix, amour, une vision réelle du monde et j'aborde les mystères de la foi.

Mais comment prie-t-on? Jésus Christ possède toutes les réponses:

Quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à prier debout dans les synagogues et au coin des rues pour que tout le monde les voie. Je vous le déclare, c'est la vérité : ils ont déjà leur récompense. Mais toi, lorsque tu veux prier, entre dans ta chambre, ferme la porte et prie ton Père qui est là, dans cet endroit secret ; et ton Père, qui voit ce que tu fais en secret, te récompensera.

Quand vous priez, ne répétez pas sans fin les mêmes choses comme les païens : ils s'imaginent que Dieu les exaucera s'ils parlent beaucoup. Ne les imitez pas, car Dieu, votre Père, sait déjà de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez. Voici comment vous devez prier :

«Notre Père qui es dans les cieux,
que chacun reconnaisse que tu es le Dieu saint,
que ton Règne vienne ;
que chacun, sur la terre, fasse ta volonté comme elle est faite dans le ciel.

Donne-nous aujourd'hui le pain nécessaire.
Pardonne-nous nos torts, comme nous pardonnons nous aussi à ceux qui nous ont fait du tort.
Et ne nous expose pas à la tentation,
mais délivre-nous du Mauvais. (Mt 6,5-13)

Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira la porte. Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve et l'on ouvre la porte à qui frappe. Y a-t-il quelqu'un parmi vous qui donne à son fils une pierre si celui-ci demande du pain ou qui lui donne un serpent s'il demande un poisson ? Tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants. A combien plus forte raison, donc, votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! (Mt 7,7-11)

Je vous déclare aussi que si deux d'entre vous, sur la terre, s'accordent pour demander quoi que ce soit dans la prière, mon Père qui est dans les cieux le leur donnera. Car là où deux ou trois s'assemblent en mon nom, je suis au milieu d'eux. (Mt 18,19-20)

Si quelqu'un dit à cette colline : «Ote-toi de là et jette-toi dans la mer», et s'il ne doute pas dans son coeur, mais croit que ce qu'il dit arrivera, cela arrivera pour lui. C'est pourquoi, je vous dis : Quand vous priez pour demander quelque chose, croyez que vous l'avez reçu et cela vous sera donné. Et quand vous êtes debout pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez-lui, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi le mal que vous avez fait. (Mc 11,23-25)

Puis il s'éloigna d'eux à la distance d'un jet de pierre environ, se mit à genoux et pria en ces termes : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe de douleur. Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne. » Alors un ange du ciel lui apparut pour le fortifier. Saisi d'angoisse, Jésus priait avec encore plus d'ardeur. Sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient à terre. Après avoir prié, il se leva, revint vers les disciples et les trouva endormis, épuisés de tristesse. Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation. » (Lc 22,41-46)

Je ne prie pas seulement pour eux, mais aussi pour ceux qui croiront en moi grâce à leur message. Je prie pour que tous soient un. Père, qu'ils soient unis à nous, comme toi tu es uni à moi et moi à toi. Qu'ils soient un pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme toi et moi nous sommes un. Je vis en eux, tu vis en moi ; c'est ainsi qu'ils pourront être parfaitement un, afin que le monde reconnaisse que tu m'as envoyé et que tu les aimes comme tu m'aimes. Père, tu me les as donnés, et je désire qu'ils soient avec moi là où je suis, afin qu'ils voient ma gloire, la gloire que tu m'as donnée, parce que tu m'as aimé avant la création du monde. Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu et ceux-ci ont reconnu que tu m'as envoyé. Je t'ai fait connaître à eux et te ferai encore connaître, afin que l'amour que tu as pour moi soit en eux et que je sois moi-même en eux. (Jn 17,20-26)
***
Dieu, Christ et Saint-Esprit, venez définitivement en moi et ne me quittez plus. Je sais l'ingrate créature que je suis, je sais que je perds souvent ma détermination mais je crois en vous et j'espère votre pardon. Restez en mon coeur et je serai votre messager sur toute la terre.

Le saint du jour

Image: Saint Pierre baptisant Saint Martinien
Camassei Andrea (1602-1649)

Saint Martinien
Martyrisé au Ier siècle (1er s.)
Il aurait été le geôlier de saint Pierre. Avec son compagnon Processus, il n'hésita pas à donner sa vie au Christ qu'il avait découvert grâce à son prisonnier. C'est pourquoi le pape Pascal 1er fit transporter leurs cendres dans la basilique Saint Pierre de Rome où elles sont toujours.
***
Dieu, donne-nous d'être transformé comme le geôlier de St-Pierre, de bourreau des chrétiens à témoin du Christ. Il y a tant de persécuteurs, nous sommes si peu et on se sent parfois tellement seul dans notre mission de t'annoncer.

mardi 1 juillet 2008

Analyse du Credo: Symbole des apôtres-Credo de Nicée-Constantinople

Je crois en Dieu
***
Ce qu'en dit l'Église catholique, Catéchisme de l'Église catholique :

199. "Je crois en Dieu": cette première affirmation de la profession de foi est aussi la plus fondamentale. Tout le Symbole parle de Dieu, et s'il parle aussi de l'homme et du monde, il le fait par rapport à Dieu. Les articles du Credo dépendent tous du premier, tout comme les commandements explicitent le premier. Les autres articles nous font mieux connaître Dieu tel qu'Il s'est révélé progressivement aux hommes. "Les fidèles font d'abord profession de croire en Dieu (Catechismus Romanus)."

200. "Je crois en un seul Dieu": c'est avec ces paroles que commence le Symbole de Nicée-Constantinople. La confession de l'Unicité de Dieu, qui a sa racine dans la Révélation Divine de l'Ancienne Alliance, est inséparable de celle de l'existence de Dieu et tout aussi fondamentale. Dieu est Unique: il n'y a qu'un seul Dieu : "la foi chrétienne confesse qu'il y a un seul Dieu, par nature, par substance et par essence (Catechismus Romanus)."
***
Ce qu'en disent les juifs, l'Ancien Testament:

Écoute, peuple d'Israël : Le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. (Dt 6,4-5)
***
Ce qu'en disent les protestants, le Petit Catéchisme de Martin Luther:

Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre.

Quel est le sens de ces paroles?
Je crois que Dieu m'a créé ainsi que toutes les autres créatures. Il m'a donné et me conserve mon corps avec ses organes, mon âme avec ses facultés; il me donne tous les jours libéralement la nourriture, le vêtement, la demeure, la famille et toutes les choses nécessaires à l'entretien de cette vie; il me protège dans tous les dangers, me préserve et me délivre de tout mal; et cela, sans que j'en sois digne, par sa pure bonté et sa miséricorde paternelle. Je dois, pour ces bienfaits, le bénir et lui rendre grâces, le servir et lui obéir. C'est ce que je crois fermement.

La parole du jour

Si donc quelqu'un sait comment faire le bien et ne le fait pas, il se rend coupable de péché. (Jc 4,17)
***
Le simple fait de connaître la possibilité de faire le bien entraîne notre responsabilité devant cette éventualité. Notre liberté devient totale; notre conscience se sent en conséquence obligée. Toutefois, par le pouvoir de cette même liberté, les êtres que nous sommes peuvent refuser le discours de la conscience. La condamnation devient dès lors absolue: du dehors, par la déception de Dieu face à notre rejet, et de l'intérieur, en se condamnant soi-même par le refus de la grâce de faire le bien.

Car faire le bien fait du bien (nous fait du bien) et faire le mal fait du mal (nous fait du mal).
***
Dieu, donne-nous la grâce de faire tout le bien que tu souhaites, amen.

Le saint du jour

Saint Thierry du mont d'Or était le fils du seigneur Marcard, célèbre bandit de grand chemin. Il est né au VIe siècle. Fête le 1er juillet.

Le jour de son mariage, il découvre qu'il avait une vocation monastique. Aussi décida-t-il, contre l'avis de sa femme, d'aller voir l'archevêque de Reims (saint Remi) afin de défaire son mariage. Il fut d'abord clerc puis se retira dans un monastère qu'il fonda au Mont d'Or, près de Reims.

Sa sainteté fut vite connue et de nombreux malades affluèrent. Il est même dit que Thierry guérit l'œil malade de Thierry Ier, fils de Clovis Ier. C'est pourquoi les rois de France eurent pour coutume après leur sacre de se rendre à l'abbaye pour y manger. Ce rite se perpétua longtemps encore après la mort du saint, en 533.

***

À ceux qui, comme Saint Thierry, sont appelés à vivre pour Dieu et qui lui appartiennent par la foi en Jésus-Christ, et à tous ceux qui, partout, font appel au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre : Que Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ vous accordent la grâce et la paix.(1Co 1,2-3)